BMW, par l'intermédiaire de sa filiale sportive Motorsport, met du piment dans sa gamme, déjà réputée pour son esprit sportif. La série 3, le modèle phare de la gamme BMW, fut dans les premiers à bénéficier d'une version à part entière sur la M3 E30, et non un modèle existant amélioré comme ce fut la cas auparavant avec les premières M5 et les coupés M635 CSI. Sur cette génération E30, outre une carrosserie bodybuildée avec des ailes taillées à la serpe, son capot abritait un quatre cylindres 2,3 litres atmosphérique multisoupapes qui développa de 200 à 240 ch sur les dernières évolutions. Ames sensibles s'abstenir car la M3 E30 en donnait vraiment pour son argent ! Lorsque Motorsport s'attela à la nouvelle Série 3 E36, les ambitions étaient autrement plus fortes puisque c'est un six en ligne de 3 litres puis de 3,2 litres développant jusqu'à 321 ch qui fut logé sous le capot frappé du double haricot. Performances, look, tenue de route, homogénéité, tout était réuni dans la M3 pour la transformer en coqueluche des sportifs. Souvent, elle servi de référence à la presse pour étalonner les dernières GT du moment, et Porsche souffrit beaucoup de cette auto qui précipita notamment sa gamme à moteur avant dans l'oubli, car plus chère, moins homogène et pratique et avec un réseau plus éparpillé. Sur la dernière série 3 E46, BMW a confirmé sa vision de la M3 E36 en l'améliorant dans tous les domaines. Sa transmission SMG II a notamment été grandement améliorée et participe désormais réellement au plaisir de conduite. Cependant, on ne peut lutter à l'embourgeoisement sans cesse croissant des automobiles modernes, et une version light était initialement au programme...
Si au premier abord, on est tenté de penser que les ingénieurs de Münich avaient comme but avoué l'allégement de la voiture, il n'en est rien en réalité. C'est en vérité le plaisir de pilotage et la précision du comportement routier qui a dicté sa loi. En effet, l'allégement total comparé à une version M3 standard est de 110 kg, ce qui est déjà très intéressant, mais pas si impressionnant. Toute la construction de la M3 CSL a été repensée, notamment au niveau des matériaux usités. Le pavillon a notamment été entièrement conçu en composite qualité optique. S'il pèse 6 kg de moins que le pavillon des versions standards, sa position permet de plus d'abaisser encore sensiblement le centre de gravité de la M3 CSL. Cela est certes minime, mais tous les éléments de l'autos ainsi repensés amènent à un résultat surprenant d'efficacité. Le châssis de la M3 CSL a été modifié puisqu'il accueille à l'avant une voie plus large, de même qu'une géométrie du train roulant modifié. Le système de freinage a été revu et amélioré pour permettre de meilleures valeurs de décélération et s'arrête depuis les 100 km/h à l'arrêt complet en moins de 34 mètres. Enfin, les pneus sont spécifiques avec des jantes alu plus larges de 19 pouces et montées en Michelin Pilot Sport Cup de 235/35 à l'avant et 365/30 à l'arrière.
Puisque les ingénieurs ont décidé d'alléger l'habitacle de la belle bavaroise, il n'ont pas lésiné sur la présentation typée course. Ainsi, l'Alcantara se fait la part belle sur le volant et la poignée de frein à main. Bon nombre d'accessoires ont disparu, comme la climatisation, mais il en reste encore à notre goût trop qui grèvent très certainement encore le poids de l'auto. Pourquoi notamment, n'avoir pas supprimé la banquette arrière et bon nombre d'insonorisants comme l'a fait Porsche ou Ferrari avec leurs 911 GT3 et Challenge Stradale ? Pour le reste, le dessin de la planche de bord demeure inchangé et conserve son ergonomie parfaite et si typée BMW d'avant (soupir !). Les très beaux sièges baquets enveloppent parfaitement le corps et laissent augurer un maintient lors des appuis en courbes optimal. Toute la planche de bord a été réalisée en fibre de carbone.
Le célèbre six en ligne BMW a été retravaillé pour l'occasion. Il n'est en effet pas superflu d'alléger et repenser la construction de la voiture et dans le même temps, redonner quelques chevaux supplémentaires, si précieux dans le rapport poids/puissance. Le 3,2 litres développe donc 360 ch à 7 900 tr/mn contre 343 ch sur la version standard. C'est donc 111 ch/litre de cylindrée qui est développé, ce qui est un rendement tout à fait exceptionnel pour un moteur atmosphérique. Le couple maximal est de 37,7 mkg à 4 900 tr/mn. Clairement, il est haut perché ce qui indique la vocation ultra sportive de l'engin avec des régimes de rotation élevés et le maximum de rendement en haut des tours. Si sur la M3 E46 standard ont peut opter au choix pour la boîte mécanique à 6 rapports ou pour la boîte séquentielle SMG II, la boîte SMG II est en revanche imposée sur la M3 CSL, car considérée à juste titre comme la plus sportive des deux. La technologie employée est déclinée de celle utilisée en Formule 1 et garantit des changements de vitesse extrêmement rapides (jusqu'à 0,08 secondes) sans rupture de charge pour les six rapports disponibles. La boîte séquentielle avec Drivelogic a été complètement adaptée à la M3 CSL. Quant au launch control, il a été également reparamétré pour la M3 CSL pour notre plus grand bonheur lors des départs arrêtés
Quoi de mieux que d'essayer cette M3 CSL sur un circuit ? Au moins, nous ne risquerons ni notre permis, ni de mettre la vie d'autrui en danger. Il est amusant de constater qu'avec finalement peu de détails, BMW a réussi à transfigurer physiquement la M3 pour lui donner un look plus bestial. Pour autant, les artifices aérodynamiques (ailes larges, aileron...) ne sont pas utilisés. La porte s'ouvre et l'habitacle a tout de même bien changé. D'accord, il reste encore bon nombre d'équipements, mais la radio la climatisation et bon nombre d'autres équipements aujourd'hui indispensable sur la voiture de monsieur tout-le-monde sont absents. Une sorte de retour aux sources en quelque sorte. Une fois bien calé dans le baquet, je retrouve avec plaisir sous mes yeux la planche de bord es BMW à la philosophie d'avant. Point de nostalgie, car il faut bien évoluer avec le temps, mais force est de reconnaître que cette disposition et cette ergonomie de la planche de bord a contribué en partie à forger la réputation de BMW. Le six en ligne déchire le calme paisible régnant sur le circuit d'un son puissant et viril. Mais où sont passées mes boules quies ?! Quelques tours de chauffe le temps de me rappeler du fonctionnement de la boîte SMG II, et c'est parti ! Je commence par tirer sur les intermédiaires en ligne droite, et quel son ! C'est réellement ce qui frappe le plus immédiatement. Comme si vos oreilles étaient posées sur l'admission. A chaque changement de rapport aux environ de 7 900 tours, un frisson me parcourt l'échine. Quelle ambiance ! Contrairement à certaines critiques émises ça et là dans la presse auto, je ne trouve pas que la boîte SMG II handicape l'auto, bien au contraire. En réalité, et chrono en main, c'est de rester inactif durant le changement de rapport qui donne une impression de lenteur de la boîte, mais il n'en est rien. Les sensations sont d'ailleurs bien au RDV, et si les ténors de la Formule 1 sont devenus des adeptes des boîtes robotisées, c'est que le principe demeure efficace... Passé les premières impressions du son, de l'ambiance et de la boîte, c'est finalement le caractère de la M3 CSL avec son comportement dynamique transfiguré qui nous interpelle le plus. Elle se jette dans chaque courbe avec envie. Vous travaillez alors de plus en plus votre trajectoire pour gagner en efficacité. Les excellentes jantes de 19 pouces chaussées de Michelin spécifiques participent au gripp exceptionnel de cette CSL. Le simple fait d'attaquer sur un circuit confirme le bien-fondé de la démarche de BMW. La M3 standard pour le grand tourisme la semaine, et la M3 CSL pour arsouiller sur circuits entre copains (fortunés comme d'hab' hélas !...). Le freinage nous a paru en très net progrès, même si nous aurions aimé disposer des plaquettes sport pour tester l'endurance, toujours la bête noire chez BMW. Toutefois, la Porsche 911 GT3 nous a paru plus convaincante sur ce point. Et avec la M3 CSL, vous pouvez même vous permettre le luxe de rejoindre les circuits par la route avec vos enfants derrière puisque la banquette arrière n'a pas été supprimée.
Vitesse maxi : 250 km/h Bridée 0 à 100 km/h : 4.9 secondes Puissance fiscal : 27 Cv Puissance din : 360 chevaux
Détrompe toi, il y'a plusieurs sorte de M3 CSL, le normal (V6), le Hartage (V10 du M5) et le G-Power (V10 550ch)
je connais la H50 hartge et la G power mais ce ne sont pas des CSL d'origine c'est des M3 swappée mais ici on parle des versions d'origine donc c'est pas des m3 qui sont sorties de la maison mere comme ca!!
PS: BMW n'a jamais fait de V6 mais des 6 en ligne!!